ACTUALITES DRONE

Mise à jour des télépilotes déclarés au 7 juillet 2016.

 


 

 

 

Quand on parle d’utilisation professionnelle des drones dits civils, on pense d’abord au cinéma, qui les exploite depuis plusieurs années. Mais l’audiovisuel n’est pas l’unique secteur dans lequel les drones s’illustrent, puisqu’ils investissent d’autres marchés comme l’agriculture et notamment la sécurité.

UNE UTILISATION QUI SE GÉNÉRALISE…

Police, Gendarmerie, Pompiers, tous se laissent séduire par les drones qui sont ainsi de plus en plus déployés dans le cadre d’opérations de surveillance ou de secours. La mission principale de ces petits aéronefs reste l’observation : en pouvant survoler plus ou moins n’importe quelle zone et à une distance rapprochée, ils offrent un point de vue unique aux forces de l’ordre ou sauveteurs en intervention.

Il faut dire que, comparé à l’emploi d’un hélicoptère, celui d’un drone offre de sérieux avantages, à commencer par celui du coût, qui est 10 fois moins élevé, nous expliquait un responsable de la société française Drone Voltspécialisée dans les drones et qui travaille, entre autres, avec la Gendarmerie.

Cela limite également les risques d’accident, aussi bien pour le pilote que les éventuelles personnes survolées : il est vrai qu’entre la chute d’un drone de 10 kg et d’un hélicoptère de 3 tonnes, les dégâts sont d’une toute autre ampleur (et on ne parle que des dommages matériels). Les drones permettent aussi d’accéder à des zones que les hélicoptères ne peuvent atteindre (risque pour les populations, espace trop réduit,…) ce qui permet des prises de vue totalement « inédites » jusqu’alors. Et enfin, les « nuisances » de vol sont plus faibles avec un drone : moins de bruit et moins de souffle, principalement (ce qui évite d’éparpiller les débris lors du survol d’un crash d’avion, par exemple).

Types d’utilisation des drones

  • Police/Gendarmerie : inspection, surveillance, recherche d’individus, interception de drones dans les « no fly zones »
  • GIGN/RAID/Armée (force d’intervention) : entrainement, repérage de zone, soutien visuel, transport de matériel
  • Pompiers : repérage de terrain, étude des bâtiments, analyse d’activité, survol de zone sensible

…MAIS QUI CRÉE LE DÉBAT

La question de l’utilisation des drones par les forces de l’ordre notamment ouvre aujourd’hui un débat et lance des discussions parfois animées. En mars dernier, la BRI aurait ainsi utilisé un drone en pleine intervention dans le 15e arrondissement de Paris, soulevant la curiosité de la presse qui avait alors évoqué un « brouillard législatif » affirmant que « officiellement, ces appareils ne prennent les airs qu’à des fins d’expérimentation » (Le Monde).

En vrai, le déploiement des drones par les forces de l’ordre pose davantage des questions de sécurité du public et de respect de la vie privée que de contraintes législatives, apprenions-nous lors d’un échange avec les équipes de Drone Volt. En tout cas, leur utilisation ne semble pas remise en question puisque le Ministère de l’Intérieur a publié un appel d’offre en juin dernier pour l’achat d’une vingtaine de drones.

LES ENJEUX DE DEMAIN POUR LES DRONES DE SÉCURITÉ

Aujourd’hui, le développement de drones spécialisés dans la surveillance se concentre notamment sur deux points:

  • L’autonomie de vol, qui avoisine les 40 minutes pour les plus gros modèles, doit être la plus grande possible, ce qui sera permis par l’apparition de batteries plus performantes ;
  • L’amélioration de l’Intelligence Artificielle du drone qui doit lui permettre d’être autonome, par exemple en effectuant une ronde sans pilote en passant par des points de passage (waypoints).

Ces deux « défis » s’accompagnent de nouveaux modèles offrant toujours plus de possibilités, comme le Z18x de Drone Volt et son objectif HD qui permet de zoomer jusqu’à 60 mètres, ou, sur une note plus originale, les modèles équipés d’armes non létales (gaz lacrymogène, taser,…) qui viennent d’être autorisés pour la police de l’Etat du Dakota du nord, aux Etats-Unis.

Drones et journalisme ne font toujours pas bon ménage

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Drone et journalisme sont encore deux mots qui ne sont pas réellement compatibles, le meilleur exemple est l’infraction dont est accusée la RTBF, après avoir filmé la zone piétonnière du centre de Bruxelles.

Les drones auraient pourtant beaucoup à offrir au journalisme, si la réglementation était moins drastique. L’action de la chaine RTBF qui a souhaité filmer l’impact du piétonnier sur la mobilité à Bruxelles avec son drone, a été jugée «Illégale » par le SPF Mobilité et ce, malgré que la chaine a pris des précautions en expliquant : «  Nous n’avons par exemple pas survolé la circulation. Notre drone a uniquement pris des vues aériennes depuis les trottoirs  », soulignant le fait qu’elle avait obtenu l’autorisation de la ville.

La mairie avait donné son accord, mais pas la DGTA…

La Mairie de Bruxelles avait en effet donné son autorisation aux journalistes de survoler la ville avec certaines conditions qui ont été respectées. La RTBF expliquait : «  Nous avions l’autorisation de la Ville de Bruxelles qui l’avait assortie d’une série de conditions strictes comme l’interdiction de voler au-dessus de dix mètres d’altitude ou d’une masse compacte. Et nous avions aussi envoyé une demande à la DGTA. Mais nous n’avons pas eu de réponse. Compte tenu que nous disposions du feu vert de la Ville de Bruxelles, nous avons décidé de mener l’opération ».

La Direction générale du transport aérien (DGTA) s’était rendue sur place et a considéré les enregistrements comme des preuves de l’infraction, afin de pouvoir faire condamner la chaine à une amende. RTL et RTBF ont expliqué que ce n’est pas la première fois qu’elles ont recours à des drones, en déclarant : «  On reste toujours prudent lorsqu’on a recours à cette technique. On le fait par exemple pour certains de nos sujets magazine car cette technique nous permet de mettre en valeur le patrimoine. On va par exemple survoler un joli champ. On s’en sert aussi pour l’info. Dernièrement, par exemple, on a filmé un site qui venait d’être incendié  ».

Une réglementation qui pourrait s’assouplir

L’histoire se passe en Belgique, mais elle pourrait très bien se dérouler en France, qui est soumis aux mêmes exigences réglementaires très fermées concernant les survols de drones. Ces appareils sont pourtant des outils précieux dans le domaine du journalisme, car ils permettent d’offrir une nouvelle perspective d’un évènement (manifestations, accidents, incendies, manifestations sportives, événements culturels, catastrophes naturelles, etc.)

La situation pourrait cependant changer en Belgique, car la réglementation est sur le point d’évoluer. Un arrêté royal régissant l’utilisation de drone est en effet en préparation. Le texte, qui doit encore être examiné par la Commission européenne, prévoit que les journalistes pourront avoir recours aux drones, à condition d’obtenir une licence d’utilisation délivrée aux personnes ayant suivi une formation technique et théorique, et réussi un test médical spécifique. Les chaines de télévision espèrent donc pouvoir travailler enfin légalement avec des drones qui  fourniraient de meilleures images aux journalistes.

Vidéo : un aigle attaque un drone en plein vol

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Un aigle a confondu un drone avec une proie ou un intrus sur son territoire de chasse et a attaqué en plein vol l’engin.

Voilà une vidéo qui démontre que les animaux ont toujours de l’instinct même en présence de la technologie. Pour eux, un intrus, c’est un intrus ! L’histoire se déroule près de Melbourne en Australie et un drone a fait une rencontre plutôt brutale avec un aigle.

Vidéo : un aigle attaque un drone en plein vol

La vidéo de ce drone attaqué en plein vol a fait le tour du monde, alors on s’est dit que les lecteurs de Smartdrones avaient le droit de la voir également. Les faits se passent à la périphérie de Melbourne en Australie. Un utilisateur de drone n’aurait jamais pensé faire cette rencontre en sortant son appareil ce jour-là, pourtant en survolant la zone, il a croisé un aigle plutôt possessif.

Difficile de dire ce qui s’est passé dans la tête de cet aigle, s’il a cru qu’une proie facile passait à sa portée ou s’il n’a pas accepté de voir un intrus survoler son territoire. L’animal n’a pas hésité et a fondu directement sur le drone, qui a terminé sa course en s’écrasant au sol.

Voici une autre vidéo d’attaque de drone par un rapace

Source


Boeing dévoile un canon laser anti-drone

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Les drones viennent de se trouver un ennemi redoutable et beaucoup de pilotes vont commencer à réfléchir avant de survoler certaines zones, en ayant connaissance de ce nouveau dispositif mis au point par la firme Boeing.

Boeing développe de plus en plus de technologies dans le milieu des drones, la dernière en date est un canon laser anti-drone, d’une précision extraordinaire et d’une efficacité redoutable. L’entreprise a effectué une démonstration au Nouveau Mexique, qui a dû refroidir plus d’un pilote de drone et ravir les gouvernements à la recherche d’une solution contre les survols illégaux.

Boeing dévoile un canon laser anti-drone redoutable

La démocratisation des drones a généré dans de très nombreux pays, un problème de survols non autorisés au-dessus de bâtiments gouvernementaux, de sites industriels classés sensibles, de bases militaires, d’aéroports, de prisons ou de centrales nucléaires. Chaque pays a ouvert des discussions pour mettre au point des parades technologiques et une réglementation plus ferme afin d’enrayer le phénomène, mais jusqu’à présent toutes ces mesures restaient timides et assez inefficaces.

Boeing vient de dévoiler une arme redoutable qui va changer la donne dans l’espace aérien. L’entreprise a conçu une version compacte du système HEL MD (High Energy Laser Mobile Demonstrator). L’appareil peut se mettre en route en quelques minutes seulement, verrouiller une cible avec son canon laser et le viser. Le laser est capable de faire un trou dans le drone ou d’y mettre le feu.

Ce canon laser anti-drone de Boeing est d’une précision redoutable puisqu’il peut viser une pièce très précise de l’appareil, afin de ne pas trop endommager le drone, de manière à pouvoir récupérer des informations, des données ou des empreintes par exemple et ainsi de pouvoir arrêter son propriétaire.

Boeing a également dévoilé que son système serait assez bon marché, sans plus de précision sur le tarif, et que ses appareils pourront donc convenir à de nombreuses entreprises ou à des gouvernements. De plus, son canon laser fonctionnera aussi depuis un véhicule… La guerre contre les drones est donc sur le point de débuter !

Vers un fichage des propriétaires de drone

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