LES BERGES DU 47

LOT ET GARONNE PHOTOGRAPHY

LOT & GARONNE PHOTOGRAPHY

Voici quelques photographies, principalement en poses longues sur les berges du Lot. D'Aiguillon à Penne d'Agenais. Paisible et tranquille à la re découverte de mon pays natal.

VILLENEUVE SUR LOT PHOTOGRAPHY

Le ruisseau du Mail

Situé dans la vallée du Mail, au sud du village de Pujols, il s’agit d’un petit ruisseau où  j’ai passé mon enfance. A me baigner, jouer, bricoler et maintenant photographier.

Une cassacade que j’ai voulu mettre en valeur à travers une pose longue. (Technique photographique)

Villeneuve sur Lot

Villeneuve-sur-Lot est une bastide située sur la route nationale 21, dans une plaine fertile entourée de coteaux couverts de vergers, en Agenais, à proximité du Périgord et du Quercy, à égale distance de Bordeaux et de Toulouse.

Insérée entre les collines vertes et boisées qui dominent la basse vallée du Lot, Villeneuve a une longue histoire, dont les premiers chapitres furent écrits par les Romains sur le site de l’antique Excisum.

C’est en effet là, à un kilomètre de l’actuel centre-ville, au carrefour de deux grandes voies de communication, que fut érigé un premier noyau urbain comprenant camp de légionnaires, quartiers artisanaux, forum, curie, temples dont il nous reste quelques belles structures. En 2005, des fouilles effectuées sur le site de Ressigué ont permis de mettre au jour des structures fossoyées dans un puits daté du iie siècle avant notre ère et dans un autre de la fin du ier siècle de notre ère.

Au début du xie siècle, une abbaye bénédictine dédiée à saint Gervais et saint Protais s’installe sur les lieux et groupe autour d’elle un petit village de potiers et de paysans autour de l’église paroissiale Saint-Sernin. À partir 1067 cette abbaye est soumise à l’autorité de l’abbaye de Moissac.

Ce n’est qu’entre 1254 et 1263 qu’une bastide est créée aux confins du Périgord et de la Guyenne, à l’initiative d’Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis, pour servir de point d’appui aux places fortes échelonnées dans le Haut-Agenais, Villeneuve-sur-Lot comptait parmi les plus vastes et les plus puissantes bastides du Sud-Ouest. Il obtiendra des moines d’Eysses la cession de terres nécessaires à la construction d’une ville nouvelle, nantie d’une charte de coutumes, ou privilèges, qui en 46 articles en définit sa vie sociale, économique et pénale.

Sa construction a suivi un plan bien défini adopté par toutes les bastides du sud-ouest de la France : un plan orthogonal organisé autour d’une place centrale, l’originalité de Villeneuve résidant dans sa position à cheval sur le Lot.

Après la traité d’Amiens, en 1279, l’Agenais devient une possession du roi d’Angleterre, duc d’Aquitaine. Édouard Ier a alors accepté la construction d’un pont sur le Lot qui est entreprise entre 1282 et 1289.

Cette situation privilégiait l’un des rares points de passage sur la rivière à cette époque, et va l’amener à jouer un rôle stratégique dès les premiers épisodes de la guerre de Cent Ans et au cours des guerres de religion. En 1585, la reine Margot, comtesse d’Agen, rejetée par sa famille et son époux, Henri de Navarre, s’est ralliée à la Ligue et a tenté de prendre le contrôle l’Agenais en forçant en vain le passage de Villeneuve (1585).

Son rôle de place de guerre prit fin avec les événements de la Fronde. Dans cette guerre civile qui déchira la France, Villeneuve prit le parti des Princes contre Mazarin. Le siège et la défaite qui s’ensuivit (elle fut l’une des dernières à capituler, 1653) lui coûta ses remparts, ses fossés. Aucun fait saillant ne vint plus troubler son histoire. La Révolution de 1789 n’y provoqua même aucun mouvement important et la ville resta « sagement révolutionnaire ».

Elle contribue également à la protection l’environnement ; en effet, depuis le 20 octobre 2005, la communauté du Grand Villeneuvois utilise de l’huile végétale pure pour faire fonctionner ses véhicules (10 poids lourds du service de collecte des ordures ménagères), c’est une première en France, où le statut légal de l’huile végétale carburant est sujet à controverse. Sur ce point, la CCV s’est appuyée sur l’expertise d’un juriste pour justifier l’aspect légal des huiles végétales brutes utilisées comme carburant.

Le moulin d'Aiguillon

Dès le Moyen Age, un barrage doté de moulins existait sur le Lot, à peu de distance du confluent avec la Garonne
Ce dispositif fut complété par une écluse, établie rive droite vers la fin du 16e siècle d’ après un mémoire de l’ intendant Bazin de Bezons

Dès 1642, « le Moulin d’Aiguillon » était la propriété des Ducs d’Aiguillon et elle le restera jusqu »au 8 octobre 1792, date de l’émigration du Duc

En 1696, l’ ingénieur Ferry, chargé de diriger les ouvrages des Généralités de Bordeaux et Montauban, la décrit « depuis longtemps fort en désordre ». Il préconise d’ importantes réparations mais les travaux, repoussés par le duc d’ Aiguillon, ne sont pas exécutés. Le barrage fut refait à neuf et rehaussé en 1753-1755, travaux commandités par le duc d’ Aiguillon, afin d’assurer aux moulins dont il est propriétaire une hauteur d’ eau suffisante, plus que pour faciliter la navigation

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